Dommage corporel
Déficit fonctionnel permanent et sexe de la victime
Comparaison du taux de déficit fonctionnel permanent selon le sexe de la victime, mise en regard du nombre de victimes, de l'âge et du fait générateur. Corpus dommage corporel.
Ce rapport compare la gravité des atteintes corporelles selon le sexe de la victime, à partir du déficit fonctionnel permanent (DFP) — le poste de la nomenclature Dintilhac qui mesure la réduction définitive du potentiel physique, psychosensoriel ou intellectuel subsistant après consolidation. Le taux de DFP est exprimé en pourcentage.
La cohorte réunit les décisions de dommage corporel retenues au niveau de vérification le plus exigeant (Veriscore A) ; les victimes y sont identifiées individuellement. Le sexe est renseigné dans la quasi-totalité des cas : on dénombre environ 8 850 victimes de sexe masculin pour 5 540 de sexe féminin.
Quatre angles sont examinés successivement : le nombre de victimes, le taux de DFP retenu, le fait générateur du dommage et l'âge de la victime.
Nombre de victimes selon le sexe
- Féminin5 536
- Masculin8 853
Recalculé le 7 juin 2026
Taux moyen de déficit fonctionnel permanent selon le sexe
Le taux moyen de déficit fonctionnel permanent retenu s'établit à 20,4 % pour les victimes de sexe masculin et à 15,4 % pour les victimes de sexe féminin, soit un écart de cinq points. La moyenne est tirée vers le haut par les atteintes les plus lourdes ; les cartes suivantes détaillent la distribution, quartile par quartile.
- Féminin15 %
- Masculin20 %
Recalculé le 7 juin 2026
Premier quartile du taux de DFP par sexe
Premier quartile : un quart des victimes présentent un taux inférieur à ce seuil. Il demeure plus bas pour les victimes féminines que pour les victimes masculines.
- Féminin4.1 %
- Masculin5.1 %
Recalculé le 7 juin 2026
Médiane du taux de DFP par sexe
La médiane partage chaque population en deux : la moitié des victimes présentent un taux de DFP inférieur à ce seuil. Elle est plus élevée pour les victimes masculines que pour les victimes féminines.
- Féminin9.1 %
- Masculin11 %
Recalculé le 7 juin 2026
Troisième quartile du taux de DFP par sexe
Troisième quartile : trois quarts des victimes présentent un taux inférieur à ce seuil. L'écart entre les sexes s'accentue à mesure que l'on s'élève dans la distribution.
- Féminin19 %
- Masculin25 %
Recalculé le 7 juin 2026
Atteintes les plus lourdes : neuvième décile du taux de DFP par sexe
Le neuvième décile correspond au seuil au-dessus duquel se situent les 10 % d'atteintes les plus lourdes. Il s'établit à près de 56 % pour les victimes de sexe masculin, contre 37 % pour les victimes de sexe féminin : l'écart entre les sexes culmine dans le haut de l'échelle de gravité.
- Féminin38 %
- Masculin57 %
Recalculé le 7 juin 2026
Nombre de victimes par fait générateur et par sexe
Les victimes de sexe masculin sont majoritaires dans tous les faits générateurs, à l'exception de l'accident médical et de l'infection nosocomiale — seul régime où les victimes féminines sont plus nombreuses (1 510 contre 1 370). L'écart en faveur des hommes est le plus marqué pour l'accident du travail et la maladie professionnelle (3 261 victimes masculines contre 1 184 féminines) et pour l'accident de circulation (3 007 contre 1 775).
Recalculé le 7 juin 2026
Taux moyen de DFP par fait générateur et par sexe
À fait générateur identique, le taux moyen de DFP des victimes masculines demeure supérieur à celui des victimes féminines dans chacun des régimes les plus représentés (accident de circulation, accident du travail et maladie professionnelle, accident médical, infraction pénale). L'écart est le plus net pour l'accident du travail et la maladie professionnelle, régime qui concentre par ailleurs la plus forte proportion de victimes masculines ; l'accident médical présente les taux les plus élevés pour les deux sexes. Seul l'acte de terrorisme, sur un effectif très faible, ne suit pas cette hiérarchie.
Recalculé le 7 juin 2026
Parmi les décisions où l'âge de la victime à la date de la décision est renseigné, l'âge moyen est pratiquement identique pour les deux sexes — de l'ordre de 49 à 50 ans. L'écart de gravité observé ne se rattache donc pas à une différence d'âge entre victimes masculines et féminines au sein de la cohorte.
L'âge n'est toutefois pas renseigné dans une part importante des décisions ; cette dimension doit être lue avec prudence.
Le déficit fonctionnel permanent ouvre droit à une indemnisation distincte (poste extra-patrimonial permanent de la nomenclature Dintilhac). Son montant dépend principalement de deux paramètres : le taux de DFP retenu et l'âge de la victime, par le jeu de la capitalisation. Les illustrations suivantes examinent ces deux déterminants, puis vérifient si le sexe de la victime conserve un effet propre une fois le taux de DFP fixé.
Indemnité moyenne du DFP selon le sexe
Au global, l'indemnité moyenne allouée au titre du DFP est plus élevée pour les victimes masculines, de l'ordre de 41 000 €, que pour les victimes féminines, de l'ordre de 30 000 €. Cet écart suit celui des taux de DFP retenus ; les cartes suivantes le décomposent.
- Féminin30 700 €
- Masculin40 500 €
Recalculé le 7 juin 2026
Indemnité moyenne du DFP selon le taux de DFP
L'indemnité moyenne du DFP croît fortement et continûment avec le taux retenu : de l'ordre de 9 000 € en deçà de 10 % de DFP, elle dépasse 50 000 € autour de 20 %, 150 000 € autour de 50 %, et plusieurs centaines de milliers d'euros pour les taux les plus lourds. Le taux de DFP est le premier déterminant du montant alloué.
Recalculé le 7 juin 2026
Indemnité moyenne du DFP selon l'âge de la victime
L'indemnité moyenne du DFP décroît globalement avec l'âge de la victime au jour de la décision : à retentissement comparable, la capitalisation conduit à des montants plus élevés pour les victimes les plus jeunes. Les montants moyens passent de plusieurs dizaines de milliers d'euros avant 30 ans à environ 30 000 € au-delà de 60 ans.
Recalculé le 7 juin 2026
Indemnité moyenne du DFP par taux de DFP et par sexe
À taux de DFP donné, l'indemnité moyenne ne distingue pratiquement pas les sexes. Autour de 5 % de DFP, le montant moyen s'établit à environ 10 700 € pour les hommes et 10 500 € pour les femmes ; autour de 10 %, à 18 600 € et 18 200 € ; autour de 15 %, à 29 300 € pour les deux sexes ; autour de 20 %, à 45 700 € et 42 600 €. Les écarts résiduels changent de sens d'un palier à l'autre et restent faibles.
Recalculé le 7 juin 2026
L'indemnité moyenne du DFP plus élevée pour les hommes va de pair avec le taux de DFP plus élevé qui leur est reconnu, et non avec leur sexe : une fois le taux de DFP fixé, les montants moyens alloués aux hommes et aux femmes se rejoignent. L'indemnisation du DFP apparaît ainsi gouvernée par le taux de DFP et par l'âge de la victime ; à ces deux paramètres donnés, le sexe n'exerce pas d'effet propre sur le montant.
La surreprésentation masculine parmi les atteintes les plus graves se traduit donc par des indemnités moyennes plus élevées, sans qu'apparaisse de différence de traitement à gravité et à âge équivalents.
Ce rapport a été produit avec l'assistance d'une intelligence artificielle générative, sous la supervision de Christophe Quézel-Ambrunaz. Les chiffres et indicateurs sont calculés à partir du corpus Themia ; les interprétations restent à la charge du lecteur. Les références jurisprudentielles citées ont vocation à être vérifiées avant tout usage professionnel.
Les victimes de sexe masculin sont les plus nombreuses : près de trois victimes sur cinq sont des hommes. On dénombre environ 8 850 victimes de sexe masculin pour 5 540 de sexe féminin.